Platon et son ornithorynque entrent dans un bar... : La philosophie expliquée par les blagues (sans blague ?)

Une recension de Cédric Enjalbert, publié le

Après Platon et son ornithorynque entrent dans un bar, la saga des deux artistes de la « philoblague » continue. Sous l’égide de leur maître Woody Allen, Thomas Cathcart et Daniel Klein suivent les pas de Kierkegaard « qui pensait que la seule façon

de transcender l’angoisse de mort est de passer à travers elle ». Ils le font avec humour et se paient la tête de quelques penseurs, tels Schopenhauer de « l’école “la-vie-te-suce-et-puis-tu-meurs” » ou du « carrément tartignolle » Platon, sans se départir de leur sérieux, car les deux trublions sont diplômés de Harvard. Traits d’esprit et gags potaches illustrent notre rapport à la mort. Ainsi de son déni, conceptualisé par Heidegger : « Un prêtre développe son homélie sur le caractère inopiné de la mort. “Avant la fin du jour, tonne-t-il, peut-être que quelqu’un dans cette paroisse sera mort.” Une petite vieille irlandaise […] part d’un rire sonore. Irrité, le prêtre s’interrompt : “Qu’y a-t-il de si drôle ?” “Eh bien, dit la vieille dame, voyez-vous, je suis d’une autre paroisse.” »

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