L'Ultima intervista di Pasolini

Une recension de Juliette Cerf, publié le

Cet ultime entretien avec le génial Pasolini, écrivain, cinéaste, poète, théoricien, s’est déroulé le 1er novembre 1975, soit quelques heures avant son assassinat sur une plage d’Ostie, non loin de Rome. Dans un élan prémonitoire, l’artiste italien proposait au journaliste Furio Colombo d’intituler leur échange « Parce que nous sommes tous en danger ». Moins riche que L’Inédit de New York, publié en 2008 par les éditions Arléa, L’Ultima Intervista di Pasolini, augmentée de Seize Années de souvenirs, un récit de Gian Carlo Ferretti, se nimbe rétrospectivement d’une dimension symbolique troublante : « C’est surtout le complot qui nous fait délirer. Il nous libère de la lourde tâche consistant à nous confronter en solitaires avec la vérité. Quelle merveille si, pendant que nous sommes ici à discuter, quelqu’un, dans la cave, est en train d’échafauder un plan pour se débarrasser de nous. »

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