Lettre à mon frère pour réussir en politique
Une recension de Catherine Portevin, publié leLe conseil est de Quintus Cicéron à l’adresse de son frère Marcus. 2 076 ans plus tard, d’autres appliquent peu ou prou la même méthode chaque matin en se rasant. Les très sérieuses éditions Les Belles Lettres, qui connaissent leurs Antiques, ne manquent pas d’humour pour éditer en format « petit livre bleu blanc rouge » (118 p., 2,80 €) cette Lettre à mon frère pour réussir en politique en pleine campagne présidentielle. En 64 av. J.-C. comme en 2012, il s’agit d’abord, en guise de politique, de gagner les élections. Les modes de scrutin et l’organisation sociale ont beau avoir changé entre la Rome antique et la France contemporaine, il n’empêche, les recettes d’une bonne campagne électorale semblent immuables : avoir des amis puissants parmi la noblesse, un ou deux alliés aussi influents que Pompée, et les faire paraître ; user de la flatterie, « une nécessité, quand on est candidat » ; promettre plutôt que refuser l’impossible – la seconde attitude étant « celle d’un homme bon », mais la première, celle « d’un bon candidat ». Enfin, « il faut avoir le plus grand soin que l’on attende beaucoup de ta politique et que l’on fonde sur toi de flatteuses espérances ». Et par-dessus tout, cultiver « ta supériorité dans l’éloquence »… N’est pas Cicéron qui veut ! Les nôtres, de candidats, apprécieront…
En général, ce sujet rassure. On se dit : puisqu’il y a un texte, on aura quelque chose à dire. Mais gare à l’illusion de facilité ! Le risque est de ne pas comprendre le texte ou de le paraphraser sans l’expliquer au lieu de le prendre…
Nous voulons tous réussir ce que nous entreprenons. Et nous vivons nos échecs dans la douleur ou l’humiliation. La réussite nous réjouit, elle augmente notre sentiment d’exister. L’échec nous diminue, il rétrécit nos pouvoirs. Le succès confère…
Se sentir bien dans sa peau, voilà une promesse qui fait vendre. Comment expliquer ce succès ? Réponses avec le sociologue Nicolas Marquis.
Ouvrant la Bhagavad-Gîtâ, des siècles de pensée indienne nous contemplent… L’œuvre plonge ses racines dans une tradition millénaire qui ramène à la religion la plus ancienne de l’Inde, le védisme – « l’ancêtre » de l’hindouism..
La diversité des réactions face au coup d’État égyptien du 3 juillet dernier et la répression vis-à-vis des Frères musulmans mettent en lumière le conflit des légitimités entre les urnes, la rue et le camp de l’ordre.