Le zen
Une recension de Thierry Jobard, publié leZen signifie méditation, donc contemplation du spectacle du monde, sagesse. Être zen ? Soit, mais comment ? Rien de plus délicat, de plus subtil, de plus ardu que de parvenir à cette forme de saisie intuitive de la vérité, à cette respiration, située aux antipodes de notre tradition conceptuelle et discursive. Dans ce petit volume pédagogique de la collection « Que sais-je ? », Jean-Luc Toula-Breysse retrace l’histoire du zen, tout en en saisissant les formes contemporaines. Originaire d’Inde, lié à la figure du Bouddha, le zen s’achemine lentement vers l’Extrême-Orient, devient le chan en Chine et s’y développe durant plusieurs siècles ; il gagne ensuite le Viêtnam et la Corée, puis atteint le Japon où il s’implante au XIIe siècle. Ce sera sa terre d’élection puisqu’il trouve à s’y exprimer dans les arts martiaux comme dans l’art du thé, dans le théâtre comme dans l’art du trait. Avec ce goût pour l’inattendu, pour la facétie, propre aux sages zen qui tournent sans cesse en dérision le sérieux ou l’assurance des disciples : « Un buffle passe par une fenêtre. La tête, le corps et les quatre pattes sont entrés. Pourquoi sa queue ne passe-t-elle pas ? » Ce sont les exemples de ces maîtres ainsi que notre expérimentation personnelle, plus que les développements théoriques, qui peuvent nous faire parvenir à cet éveil qui ne dissocie jamais le corps et l’esprit. Le Maître ne disait-il pas : « Je peux vous conduire à l’abreuvoir, mais je ne peux pas boire à votre place » ?
Un regard acéré sur les faiblesses de ses contemporains, une anticipation de la théorie des pulsions, l’ouverture de la pensée occidentale au bouddhisme, la philosophie de Schopenhauer a inauguré bien des pistes.
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