La doctrine du pur amour : Saint François de Sales, Pascal et Mme Guyon

Une recension de Marion Rousset, publié le

Le XVIIe siècle voit l’essor d’une ferveur mystique qui aboutit à la doctrine du pur amour. Ce principe d’une vie contemplative dédiée à Dieu, théorisé par Fénelon, trouve en saint François de Sales et Mme Guyon de fervents apôtres. Cet amour désintéressé n’attend rien en retour, pas même le salut. Voilà pourquoi il a été condamné par l’Église. « C’est en mourant à toutes choses, et en se perdant véritablement à leur égard pour passer en Dieu et ne subsister qu’en lui qu’on a quelque intelligence de la vraie sagesse », écrivait Mme Guyon. Pascal, qui n’était pas un adepte déclaré de la doctrine fénelonienne, en appelait lui aussi à la haine de l’amour propre. Ces trois personnalités sont présentées dans l’ouvrage, ainsi que des extraits de textes qui permettent de comprendre l’esprit religieux qui traverse le Grand Siècle. 

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