La Biodiversité amoureuse. Sexe et évolution

Une recension de Mathilde Lequin, publié le

« À quoi sert donc le sexe », ce « gaspillage inouï d’énergie » responsable d’une « exubérance d’organes superflus » ? À la reproduction ? Non : 5 % des espèces font autrement, sans se passer de sexe pour autant. À l’évolution ? Non plus, celle-ci « découle des procédés amoureux » bien plus qu’elle ne les détermine. L’auteur s’attaque à l’un des dogmes de la « théorie synthétique de l’évolution », unissant sélection darwinienne et théorie de l’information génétique : la réduction de l’activité sexuelle à une « pêche aux meilleurs gènes », incapable d’expliquer la diversité du vivant. Lodé défend « l’érotisme » de la nature, qui « encourage toutes conduites sexuelles ». De la fellation chez les chauve-souris Cynopterus sphynx aux ébats lesbiens des macaques Macaca fuscata

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