Histoire de la laideur
Une recension de Juliette Cerf, publié leLe laid n’est-il que l’envers, l’enfer du beau ? Peut-on, au contraire, penser une autonomie de la laideur ? En donnant ses lettres de noblesse au grotesque, et en plaçant ainsi le laid au centre de la définition de l’art romantique, Victor Hugo tranchait : « Le beau n’a qu’un type ; le laid en a mille. » Prolongement de l’Histoire de la beauté parue en 2004, l’Histoire de la laideur d’Umberto Eco propose une exploration, textuelle et visuelle, de cette multiplicité de formes laides, difformités grimaçantes, hybridations répugnantes, monstruosités terrifiantes. Au fil des siècles, les représentations artistiques de la laideur donnent à voir les écarts entre le « laid en soi » et le « laid formel », qui vient déranger, déséquilibrer, l’harmonie d’un tout. L’ouvrage, gorgé d’illustrations et de textes de référence, propose quelques troublants effets de contemporanéité. Ainsi ce visage d’un persécuteur du Christ peint par Jérôme Bosch prend-il plaisir à se mirer dans celui, identiquement piercé, d’un rockeur punk.
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