Éthique

Une recension de Catherine Portevin, publié le

Démontrer logiquement, en cinq parties ardues, le chemin menant à la félicité, à la liberté et au salut : tel est l’immense projet de Spinoza. Son apport majeur, et si moderne, est d’avoir pensé la liberté humaine avec, et non contre, le déterminisme universel que la science commence à découvrir au XVIIe siècle après Galilée. D’où cette célèbre sentence : « Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes qui les déterminent. » Ce n’est donc pas réfréner ses désirs qui rendrait libre mais la connaissance de leurs causes. Si Spinoza désenchante le libre arbitre et la volonté, il ouvre d’autres puissances d’agir qui mènent à la joie d’être ce qu’on est

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