Epigrammes

Une recension de Yannis Constantinidès, publié le

Mis à part Ainsi parlait Zarathoustra, ce long poème inclassable, Nietzsche a placé des épigrammes à des endroits stratégiques de son œuvre, comme pour en marquer l’entrée. C’est le cas du prélude en vers du Gai Savoir (« Raillerie, ruse et vengeance »), que l’on trouvera dans ce petit recueil, accompagné d’un choix d’épigrammes posthumes. La traduction est signée Guillaume Métayer, auteur d’un remarquable et remarqué Nietzsche et Voltaire (Flammarion, 2011). L’épigramme est au fond l’élément dionysiaque qui résiste à toute interprétation académique ; c’est en ce sens la meilleure expression du « gai savoir » de Nietzsche. Espérons que ce coup de projecteur salutaire poussera les philosophes d’aujourd’hui, souvent fâchés avec la poésie, à s’engager dans ce beau sillage

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