Dieu comprend les histoires drôles : L’humour perdu des juifs

Une recension de Pierre Bottura, publié le

Consubstantiel au judaïsme, il y a l’humour. Cosmopolite et universel, issu de l’étude religieuse, du débat d’idées et des affres du destin, le trait d’esprit juif, rappelle Victor Malka, est une sorte de jeu permanent avec la raison et le jugement. À l’image de cette histoire dont, paraît-il, Sigmund Freud se délectait :

« Où vas-tu, Shimon ?

– Je vais à Nancy.

– Tu me dis que tu vas à Nancy pour que moi j’imagine que tu vas à Metz, mais en vérité tu vas à Nancy. Pourquoi tu mens ? »

Aujourd’hui, déplore l’auteur, les Juifs auraient perdu leur humour, cette arme fondamentale qui a « caractérisé leur histoire, leur quotidien, leur psychisme ».

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