Approches de Madeleine

Jean-Pierre Dupuy publié le 2 min

Sueurs froides {1958}

« Un veuf inconsolé erre comme une âme en peine dans les rues embrumées de Bruges. La femme disparue, Madeleine, en vient à se confondre avec la ville dans son esprit malade. Il croise un jour une femme qui lui ressemble de façon hallucinante. Il la suit, l’aborde, ils se voient et deviennent amants. Elle aime s’amuser, a des aventures et tourmente le triste héros de cette histoire. Elle découvre sa demeure et profane les reliques de la femme morte. Il la tue et comprend enfin que ce qui empêchait les deux femmes de se confondre, c’est que la seconde était vivante (Georges Rodenbach, Bruges-la-Morte, 1892).

Expresso : les parcours interactifs
Joie d’aimer, joie de vivre
À quoi bon l'amour, quand la bonne santé, la réussite professionnelle, et les plaisirs solitaires suffiraient à nous offrir une vie somme toute pas trop nulle ? Depuis le temps que nous foulons cette Terre, ne devrions nous pas mettre nos tendres inclinations au placard ?
Pas si vite nous dit Spinoza, dans cet éloge à la fois vibrant, joyeux et raisonné de l'amour en général.
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